Les réseaux sociaux se multiplient dans tous les domaines (animaux, livres, musique, voitures, shopping, voyages, etc.). La compétition s'annonce féroce. Mais on peut déjà tenter d'imaginer le profil des gagnants. Il est probable que ceux-là auront suivi la règle des 4 "C".

Il y a plus d’un an, un article de Cnet titrait « cinq raisons pour expliquer l’échec des réseaux sociaux ». A l’époque, seul MySpace semblait vraiment capable de sortir du lot. C’était le temps du scepticisme et l’auteur expliquait les difficultés des réseaux sociaux en 5 points :

  • Il n’y a rien à y faire (sur ces sites)
  • Ça prend trop de temps
  • Le trafic ne suffit pas (pour rentabilisé l’activité)
  • Les étrangers ça craint (sic!) (Strangers kind of suck)
  • On a déjà Internet

Aujourd’hui, certains problèmes demeurent. Mais à l’heure où le nombre de réseaux sociaux explose, le débat s’est déplacé. Il ne s’agit plus de savoir si les réseaux sociaux vont rencontrer le succès (c’est fait), mais plutôt d’identifier ceux qui vont résister à l’effondrement probable de l’enthousiasme général.

Je propose modestement ma liste des quatre « C » pour tenter de tirer le portrait des sites qui surnageront :

  • Ciblage : les réseaux de niches (spécialisés par thème ou par usage) vont continuer à se développer. Pour eux, le nombre de membres compte peu, c’est leur ciblage qui importe (cf. « la longue traine »). Des positions seront à prendre.
  • Connexion : les agrégateurs de réseaux (ceux qui connectent les réseaux entre eux), comme PeopleAggregator, vont prendre de l'importance. Correlativement, les sites devront s’ouvrir pour survivre.
  • Contributions : qui pourra résister longtemps aux contenus auto produits ? Tous les réseaux devront permettre le partage de textes, sons et vidéos.
  • Communication : avant de penser mise en relation, il faudra penser communication. Comme le souligne GigaOM, l’avenir des réseaux sociaux passe par leur capacité à proposer des interfaces simples pour permettre à leurs membres de communiquer facilement entre-eux. Que serait devenu Yahoo sans son webmail et son messenger ?

Qui trouvera le cinquième « C » ?