Traçons une carte du web : information et expérience utilisateur
Par Admin, samedi 20 janvier 2007 à 10:25 :: Web2.0
Après plusieurs mois de veille des nouveaux usages du web, le besoin d'expliquer, de comprendre ces tendances s'est fait de plus en plus pressant. Comment ces usages s'organisent-ils ? Peut-on distinguer des tendances, des axes de développement dans cette masses de nouveaux outils ? Tout cela a-t-il le moindre sens ? Et peut-on distinguer l'avenir du web à travers l'étude du présent ?

Pour tenter un commencement d'analyse, il m'a paru pratique de tracer une carte de usages. Cette carte s'organise selon deux axes fondamentaux : l'information et l'experience utilisateur. Le choix de ces deux axes n'est pas le résultat d'une étude scientifique ni marketing; ils ont tout simplement surgi en face de moi comme une évidence : sur le web on cherche à s'informer et/ou à interragir. J'ai donc entrepri une répartition des usages selon ces deux axes et les choses ont semblé s'organiser d'elles-mêmes.
Tout en bas de l'échelle à la fois de l'information et de l'expérience utilisateur se trouve le spaming. Rien à dire là-dessus, ce sont les détritus de la société de l'information: il n'apporte aucune information et n'est soutenu par aucune forme d'expérience utilisateur. Au même niveau d'information, mais allant vers davantage d'expérience utilisateur, se trouvent les bannières publicitaires et la promotion pour mobiles.
En suivant au contraire l'axe de l'information vertical, on trouve : l'email, les services publics éléecroniques, les feeds, les moteurs de recherche, les intranets d'entreprises, et tout en haut de l'échelle les wikis.
Cette répartition représente évidemment une tendance. Tous les wikis ne sont pas des sources d'informations remarquables, et tous les e-mails ne sont pas foncièrement ininterressants.
A présent, suivont les deux axes à la fois, en diagonale de la carte. On part toujours du spam, et on monte progressivement, à la fois en information et en expérience utilisateur. On trouve alors les newsletters, le e-commerce, les vlogs, les moteurs de recherches communautaires (de type Yahoo Answers) puis viennent les réseaux sociaux.
Le niveau le plus haut de l'information est consitutée de la couche d'applications et d'usages qui permettent l'édification de bases de connaissances de notre civilisation ainsi que l'éducation des citoyens : wikis et e-learning. On peut remarquer que cette couche reste assez peu développée, par comparaison aux couches situées plus bas sur l'échelle de l'information.
Au point de rencontre du plus haut niveau d'information et de la plus grande expérience utilisateur, il n'y a rien que je puisse vraiment placer. La société de l'information n'est peut-être tout simplement pas assez mature ni développée.
Les indication en gris, situées hors de l'échelle, représentent les perspectives générales et sans doute les domaines d'applications de demain : la constitution d'un système d'information et d'éducation globale, d'un système de communication lui aussi global et intégré en permanence dans les outils de la vie quotidienne (ce que j'ai appelée enhanced-life systems), les glocal communities, c'est-à-dire le renforcement des réseaux sociaux à la fois locaux et globaux ainsi que le rôle majeur qu'ils vont jouer dans les interactions humaines, la télévision interactive, et enfin les mondes virtuels (bien que je n'aime pas le mot virtuel, car leurs implications dans la société sera lui bien réel).
J'attend avec impatience vos commentaires et vos suggestions sur cette répartition des tendances et des nouveaux usages.